Témoignages.

En osant de parler de son harcèlement subi dans l’école privée, nos deux enfants – la victime et son frère – sont exclus de l’établissement scolaire. La lecture d’un des témoignages de ce site (Alex) nous a encouragé à notre tour de le faire…. Merci à ceux qui ont témoigné…

Nous sommes les parents de deux garçons et nous voudrions vous parler du calvaire vécu tant par nous que par nos deux enfants.

Nous avons quitté la ville de Genève pour habiter un petit village de pécheurs, au bord du Lac Léman. Une des raisons de notre déménagement a été d’offrir à nos enfants un milieu de vie plus naturel et plus sécuritaire, qu’ils se sentent en sécurité quand ils sortent de la maison et vont à l’école. Nous avons découvert une petite école privée catholique de 150 élèves ; en lisant sur leur site nous avons trouvé des valeurs avec lesquelles nous – les parents – nous avons grandi, comme : offrir à chaque enfant un « véritable accompagnement », « de l’aide et du soutient », dire à chacun « je crois en toi », « cheminer ensemble dans la confiance », « vivre dans un climat de confiance », « se sentir compris » etc.  Nous avons considéré que c’était le milieu idéal dans lequel nos deux enfants puissent suivre leur scolarité et nous les avons inscrits en grande section et petite section. 

Nous voudrions vous partager ce que notre grand enfant, que nous allons nommer Pierre (nom fictif), a vécu.  Son bonheur a duré très peu de temps ; juste après quelques semaines il a commencé à nous dire qu’un enfant de sa classe l’embête. Nous avons cru qu’il n’y a que des simples chamailleries entre les enfants. Vers la fin de l’année scolaire, chaque vendredi, il rentrait en pleurant et en nous disant que son collègue de classe n’arrête pas de l’embêter. Nous avons informé la maîtresse qui n’était pas du tout étonnée, parce qu’elle avait eu les mêmes réclamations de la part de plusieurs parents. 

L’année de CP a commencé et notre enfant continuait à se plaindre. La maîtresse du CP a réussi à calmer un peu la situation sans que le problème soit résolu, en argumentant que la communication avec les parents de l’enfant harceleur est très difficile et que nous ne sommes pas les seuls parents dans cette situation. En CE1 nous avons demandé à la maîtresse d’être attentive aux deux enfants. La violence physique a été complétée avec de la violence psychologique : « tu es nul », « tu as des vêtements de bébé », « tu es pauvre, tu n’as pas une veste en cuir », etc. La réponse de la maîtresse à nos sollicitations était la même – avec les parents de l’enfant n’est pas du tout facile. 

Durant l’année de CE2 la situation s’est considérablement dégradée pour atteindre un degré extrême de gravité.  La nouvelle institutrice, très jeune et sans expérience, était dépassée par la situation. Le harcèlement de cet élève à l’égard de notre fils s’est amplifié : Pierre a commencé à se plaindre plus souvent des coups de pieds au niveau des parties génitales, dans le ventre, dans le visage. Nous l’avons encouragé d’aller vers la maitresse et de dire ce qu’il vit et ne pas répondre avec de la violence. L’indifférence de la maîtresse et le manque d’écoute de notre fils ont fait que nous signalions cette situation à la directrice de l’école. Un vendredi, à la sortie de l’école, Pierre a éclaté en sanglots et nous a dit : «Maman je n’en peux plus, faites quelque chose, je n’en peux plus, j’ai envie de me suicider comme ça cet enfant me laissera tranquille … vous ne faites rien, je vous dis depuis des années et des années qu’il m’embête, qu’il m’humilie parce que je ne suis pas Français, qu’il se moque de moi … mais vous ne faites rien, ni vous ni la maîtresse … vous ne me croyez pas …j’ai envie de me suicider … tu sais ce qu’il m’a fait aujourd’hui ? Il m’a baissé les pantalons dans la cour de l’école et il se moquait de moi en disant à tous: il est nu, il est nu, il est tout nu… Je n’en peux plus maman…. ». 

C’est là où nous nous sommes vraiment rendu compte que la situation est devenue très grave. Une rencontre en urgence avec la directrice a eu lieu. La directrice nous a promis que cette fois-ci des mesures sérieuses seraient prises, et nous a rassurés en nous disant que nous n’étions pas les seuls parents qui s’étaient plaints auprès d’elle de violences physiques, verbales et psychologiques subies par leurs enfants de la part de cet enfant. Elle a pris l’engagement de donner une sanction à l’enfant harceleur. Avant la rencontre avec la directrice de l’école, nous pensions être les seuls parents qui signalaient des comportements inappropriés de la part de l’enfant harceleur, mais nous avons alors découvert que ce n’était pas le cas et cette découverte nous a profondément perturbés.  Nous avons découverte trois familles qui se trouvaient dans la même situation que nous. Nous avons pris le courage de vérifier auprès de la directrice ce qui a été fait par rapport à cette situation. La rentrée en CM1 s’est mal passée, Pierre ne voulait plus aller à l’école, il tombait malade, il avait mal à la tête et au ventre et pendant la nuit il se réveillait pour dire «je suis nul, cette année je vais redoubler, je ne pourrai pas passer en CM 2 ». Nous avons commencé à nous inquiéter parce que Pierre a toujours eu des très bons résultats à l’école et il était un enfant qui fonçait, il n’avait peur de rien. Il ne nous disait plus rien en lien avec son harceleur, quand on lui posait la question comment ça se passe avec son harceleur il nous répondait : «ne vous inquiétez pas pour moi, ça va, ne vous faites plus de soucis ». Il était très angoissé, il avait commencé à avoir des tics, il mangeait énormément même s’il se plaignait d’avoir envie de vomir, il est devenu agressif avec son petit frère qu’il adorait, les résultats scolaires ont baissé, il ne pouvait plus se concentrer et il disait toujours qu’il est nul et moche « comme mon harceleur me dit toujours ». Le comportement de Pierre a totalement changé. Le professeur de piano a averti les parents en disant que Paul n’est pas bien, il ne peut même plus reconnaitre les notes et qu’elle ne comprend pas ce qui se passe avec lui. 

Un jour il est rentré de l’école et dans son cahier de comportement il avait un mot : « Pierre a été insolent ». Nous lui avons demandé ce qui se passe et il a éclaté en sanglots en nous disant que c’est toujours son collègue qui lui fait du mal. De retour à la maison Pierre exprime tout son mal être : insultes sur son origine «sale ….», «on ne veut pas de…. chez nous», «fils de p..e»,  «n…e ta race, n…e ta filleule » « espèce d’enculé », « PD »,  « tu es nul à tout, tu n’es qu’une petite merde ; les coups qu’il reçoit dans le visage, dans le  ventre et dans les parties intimes, les menaces de mort s’il dit quelque chose « la prochaine fois, si tu dis , je te tue » ; il recevait des coups et après, son agresseur, venait lui caresser les joues… ».

Nous avons pris en urgence un rendez-vous avec chacune des deux maîtresses et avec la directrice de l’école. La maîtresse de lundi et mardi a confirmé que les faits rapportés par Pierre permettaient d’expliquer son comportement en classe, notamment son incapacité à rester tranquille à sa place en raison de laquelle elle était obligée de l’isoler. Elle s’est dite « désolée » de cette situation, Elle s’est rendu compte que la situation était très grave et elle s’est excusée auprès de Pierre en lui promettant qu’elle va le croire et que cette fois-ci « son harceleur est allé très loin». 

La directrice s’est excusée de n’avoir rien vu, elle a confirmé d’avoir vu plusieurs fois l’enfant harceleur en caressant le visage de Pierre et elle se disait qu’enfin ils sont bien. Elle a demandé à Pierre pourquoi il ne venait pas lui dire ce qui se passait et Pierre lui a répondu : «Parce que vous ne me croyez jamais, ni toi ni les maîtresses et parce que j’ai très peur de lui … j’ai peur qu’il va me tuer ».  Elle nous assure nous et Pierre de faire des choses : convoquer les parents du harceleur; faire deux groupes à la cantine pour « laisser Pierre respirer pendant la pause de midi », informer le personnel, contacter la psychologue scolaire pour intervenir « en premier pour nous l’équipe parce que nous sommes dépassés par la situation », auprès de Jean et si les parents de la victime sont d’accord elle va intervenir auprès de Pierre, vu tout ce qu’il a vécu.

De toutes ces promesses il n’y a eu rien qui a été fait : « Comme j’étais durant cinq ans la trésorière de l’Association des parents d’élèves, j’ai eu l’occasion de faire de recherches auprès du personnel de l’école pour voir si les promesses ont été respectées. Après un mois il n’y avait rien qui a été fait : pas deux groupes à la cantine, le personnel ne savait rien, la psychologue scolaire était venue à l’école mais pas pour cette situation, mais pour un autre élève de CP, et les parents du harceleur n’étaient au courant de rien ». 

Nous avons demandé un rendez-vous avec la directrice pour faire le point sur la situation. Après deux semaines elle a répondu : « Je suis désolée …Je ne peux pas vous recevoir pour l’instant ». Un rendez-vous a eu lieu après un mois. Les réponses reçues pendant cette rencontre : «les parents de l’enfant harceleur n’ont pas voulu venir quand je les ai convoqués (deux mois après) et je ne peux pas les attacher pour les faire venir» ; «Le personnel n’a pas été informé parce que nous ne pouvons pas dire ouvertement la raison de cette vigilance, on ne peut pas dire comme ça … les personnes savent qu’elles doivent être vigilantes avec Pierre et son harceleur, mais elles ne savent pas pourquoi» ; «Au responsable de la  cantine nous n’avions rien dit, parce que nous savions qu’il va partir et qu’il ne travaillera plus chez nous. Mais quand même il savait qu’il y avait quelque chose entre les deux enfants » ; la psychologue n’est intervenue ni auprès de l’équipe, ni auprès de harceleur, ni pour Pierre. Elle n’intervenait pas pour l’équipe, mais pour Pierre. Pas pour le harceleur parce qu’elle n’avait pas l’accord des parents ». Par rapport à notre demande pour que l’école fasse de la prévention, la directrice répond : « Nous ne pouvons pas parler avec les enfants de harcèlement parce qu’on va leur faire peur. Nous pouvons faire des choses plus discrètes ; nous avons demandé à la dame de la bibliothèque de lire un livre d’où on apprend comment se comporter les uns avec les autres ».

La communication entre nous et la directrice et les maîtresses était devenue très difficile. Vers la fin de l’année scolaire, nous avons pu obtenir un rendez-vous durant lequel la directrice nous a dit que chez notre fils il y a tous les signes de harcèlement sauf le fait qu’il n’est pas isolé – donc pas de harcèlement scolaire. En épuisant toutes les démarches auprès de la direction nous nous somme orientés vers la police et une plainte a été déposée.  Après la plainte, notre enfant a subi des humiliations de la part de sa maîtresse de jeudi et vendredi, qui n’ont fait qu’aggraver les choses. Plus que ça, pour la fête de l’école notre enfant et son harceleur ont été mis dans le même groupe de danse (tandis que le protocole du ministère de l’éducation prévoit l’éloignement de la victime de son harceleur). Les choses se sont renversées, notre enfant est devenu celui qui dérangeait parce qu’il a osé parler de ce qu’il vivait…

Nous avons informé aussi le directeur diocésain qui a répondu qu’il va faire les démarches nécessaires auprès de la directrice de l’école.  Après quelques jours la directrice de l’école annonce son départ à la fin de l’année scolaire (dans deux semaines). Durant ces deux semaines elle n’a fait que nous mettre la pression pour quitter l’école. Une réunion a eu lieu durant laquelle elle nous a donné un délai pour décider si nous gardons ou pas les inscriptions de nos deux enfants dans cette école.  Nous avons dit que nous attendons que l’établissement scolaire fasse quelque chose pour que la situation s’arrête et nous avons demandé qu’une sanction soit donnée à l’enfant harceleur.

Le premier jour de vacances d’été est arrivé et nous avons reçu une lettre de la part de la directrice de l’école qui nous annonçait l’exclusion de nos deux enfants – la victime et son frère – et le refus de les réinscrire dans l’école pour l’année suivant. Dans cette lettre la directrice mentionne que cette décision a été prise «…en accord avec la Direction Diocésaine et après consultation de l’Inspection Académique » et la raison de cette exclusion est le manque de confiance « en l’équipe pédagogique de notre établissement et plus largement dans le projet de l’Enseignement Catholique ».

Le fait que nous avons tout fait (durant des années) pour que l’école agisse contre ce harcèlement c’est la preuve que nous avons fait confiance à l’institution. Chaque année nous avons signalé ce que Pierre subissait. Nous avons trop fait confiance à l’école et nous avons trop laissé notre enfant souffrir.

Des lettres ont été envoyées au directeur diocésain, à l’évêque, à l’académie, au secrétaire général de l’enseignement catholique en France et au ministre de l’Éducation. Je vous donne quelques exemples de réponses :  «…dans l’intérêt de votre enfant, un changement d’école semblait indispensable […] Il n’appartient pas à la Direction Diocésaine de se prononcer sur la réinscription ou non d’un élève. Cette décision appartient réglementairement au seul Chef de l’Etablissement » ;  «Vous mettez en cause la décision prise […] la suggestion qu’ils vous ont faite de changer d’école n’est pas une condamnation. C’est simplement prendre acte que la situation est devenue telle qu’il est préférable de prendre un nouveau départ pour le bien de vos enfants. La mesure prise […] est un acte de sagesse. Je comprends que vous souffrez, mais il faut arrêter cette spirale du mal… » ; « si vous aimez vraiment vos enfants vous quittez l’école », « Compte tenu de la procédure judiciaire en cours, il [nous] est impossible … d’intervenir. Nous espérons que la scolarité de votre fils se poursuive plus sereinement dans la nouvelle école… » ;  « … les établissements privés sous contrat sont libres d’inscrire dans leurs effectifs les élèves de leur choix. Vous pouvez vous adressez […] à la mairie de votre commune de résidence qui inscrira votre fils dans une école publique…» (Académie). 

L’enquête sur ce cas de harcèlement a été envoyée au procureur de la république et la décision a été la suivante : « Irresponsabilité pénale de l’auteur aux regards de son âge » (l’enfant harceleur n’avait pas 13 ans donc … classement du dossier).

Après toutes ces réponses, nous avons compris qu’une directrice d’école privée a le pouvoir suprême, qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut et que ni le directeur diocésain, ni l’évêque, ni l’académie ne peut rien faire pour qu’elle agisse correctement pour un cas de harcèlement. Nous avons compris que nous devons nous taire plutôt que de dénoncer un cas de harcèlement et de prendre de mesure par rapport à la souffrance de notre enfant, que nous devons « arrêter cette spirale du mal » … nous ne devons plus parler de cette souffrance, nous ne devons plus dire la vérité nous devons passer à une autre chose… Comment faire ça quand nous voyons notre enfant qui a tellement souffert et qui souffre encore, qui n’aime plus aller à l’école, qu’un bon enfant a de la peine à se concentrer, qu’il ne se fait plus confiance et qu’il ne fait plus confiance aux adultes (maîtresses) en étant tellement blessé par les adultes dans cette école privée ? Toutes ces réponses ne font que nous donner le courage d’aller plus loin dans notre lutte contre le harcèlement scolaire. 

Dans une telle situation tout le monde a souffert. Nous étions rongés par la culpabilité, nous étions impuissants devant la demande de notre enfant de faire quelque chose pour lui ; nous étions au bord d’une dépression ; nous étions très seuls, pas d’aide et de soutien ; les parents des collègues de notre enfant nous ont totalement tourné le dos par peur que leurs enfants ne soient pas renvoyés aussi  de l’école ; toutes les maîtresses qui adoraient notre enfant nous ont tourné aussi le dos…, la présidente de l’APPEL aussi… elle n’était plus là pour les parents, mais pour l’école ;   notre vie de famille tranquille a été totalement bouleversée… Durant trois ans Pierre a été en phobie scolaire (crise de panique au collège, manque de confiance an adultes, peur des enfants, absentéisme, perte de confiance en lui, pas d’estime de soi, et beaucoup beaucoup de souffrance) ; notre deuxième enfant a été mis dehors du jour au lendemain, coupé de ses meilleurs copains, sans aucune raison, sans qu’il ne soit coupable ; lui aussi il a développé une phobie scolaire qui a été résolue après 4 ans (des grandes crises de panique ; il détestait l’école et même aujourd’hui il ne voit aucune utilité d’aller à l’école…). 

Aujourd’hui nous pouvons dire que notre enfant a été la victime de son harceleur mais aussi il a été victime  des maitresses qui l’ont humilié et qui ont mis des choses affreuses sur lui, victime d’un système pervers – l’école privée et d’une académie qui reste totalement indifférente devant une telle souffrance et qui n’intervient pas même si l’école est sous contrat de l’Etat et victime d’une loi qui ne prévoit rien contre les enfants agresseurs en dessous de 13 ans pour manque de discernement. 

La directrice a été mutée juste à 20 km, dans une autre école privée. Une nouvelle a repris la direction et vue qu’elle était nouvelle elle ne pouvait pas répondre aux questions des parents d’élèves (collègues de nos enfants) qui se sont révoltés contre la manière dans laquelle l’école a géré cette situation elle répondait juste : « je suis nouvelle, je ne sais pas ce qui s’est passé… ».  

Le harceleur a été exclu dans sa première année de collège privé pour comportement agressif envers d’autres collègues. Nous nous posons la question : Pourquoi autant de souffrance pour nous et nos enfants, quand les choses auraient pu être résolues autrement ? 

Nous avons eu de la chance que sur le chemin de notre souffrance, nous avons rencontré aussi des personnes bienveillantes qui ont compris la situation dans laquelle nos enfants se trouvaient et elles ont tout fait pour nous aider et nous soutenir (la direction et les maitresses de l’école où notre enfant a suivi son année de CM2 et la direction et les professeurs du collège dans lequel il a pu suivre sa scolarité …).

Le plus grand regret qui nous reste encore est d’avoir payé 5 ans pour que notre enfant souffre… nous avons très cher payé les jolies valeurs mises sur un site d’une école… nous avons y trouvé les contraires de ces valeurs – « pas d’accompagnement, d’aide et de soutien pour un enfant en grande souffrance », « l’injustice », « ne pas être crû », « être humilié », « des mensonge », « cheminer tous seuls dans l’insécurité », « vivre dans un climat de peur », « ne pas se sentir compris » ….

Dans notre témoignage nous avons donné des détails pour que les parents qui le lisent soient attentifs à leurs enfants, de leur faire confiance, de les croire, d’agir et de vérifier si les choses dites sont faites… ; pour que les enfants qui le lisent aussi, ils prennent l’exemple et le courage de Pierre et qu’ils n’aient pas peur de parler de tout ce qu’ils vivent… Après chaque tempête, le soleil brille…et parfois même un arc-en-ciel apparaît…

N.S.S.